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LES PERLES

Les avantages d'acquérir des perles gemmes, accompagnées de leurs certificats

Les perles gemmes libres ainsi que les rangs de perles sur fils, proposés sur le site Massilia-diamant sont systématiquement certifiés. Leurs attestations gemmologiques sont numérotées ; elles peuvent être téléchargées et éditées.

La qualité de ces perles est évaluée par un laboratoire de gemmologie indépendant. Les laboratoires tels que le LFG (Laboratoire Français de Gemmologie ), et le GIA sont reconnus pour leurs expertises.

Leurs attestations présentent le descriptif complet et exact des caractéristiques et des spécifications des perles et elles constituent la preuve irréfutable de leur qualité. C'est la carte d'identité des perles expertisées.

Ces attestations vous permettent d'identifier la provenance des perles à savoir : leurs lieux et leurs conditions de culture (perles d'eau de mer, perles d'eau douce).

En outre, elles attestent du caractère naturel et authentique de ces perles fines ou de culture, ce qui exclue tout risque de confusion avec les perles d'imitation ou les perles dont la nacre a été traitée.

L'attestation gemmologique offre une totale garantie sur les caractéristiques et les qualités intrinsèques de ces perles gemmes.

Description d'un certificat de perle

Une attestation, dont un modèle du laboratoire LFG est présenté, mentionne les informations suivantes :

(L'ordre de présentation des critères de la perle sur l'attestation peut varier selon le laboratoire émetteur)
Certificat de perle

L'objet :
C'est la nature ou la description globale de l'objet expertisé : le nombre de perles, la couleur de l'objet.

La nature :
Il peut s'agir de perles de culture ou de perles fines.

La forme des perles :
Les formes peuvent être : ronde, semi-ronde, poire, goutte, semi-baroque, cerclée, baroque…

Les dimensions :
Les dimensions sont représentées par le diamètre dans le cas d'une perle ronde ; par la largeur et la hauteur pour les autres perles.
Le plus petit et le plus gros diamètre sont mentionnés pour les objets en perles dont les dimensions ne sont pas homogènes.

Le poids :
Il s'exprime en "Carats".

Le type de bijou :
Il peut s'agir d'une perle à l'unité, de perles en appairage ou de rangs de perles sur fils.

Les commentaires :
L'origine des perles est mentionnée : le pays ou la région de provenance, le type de culture (eau douce ou eau de mer).

L'authenticité est confirmée.

Historique, Etymologie sur la formation des perles

Les mythes et les superstitions

Dans le Golfe Persique, le Golfe de Mannar (sur la côte-est de l'Inde) ainsi qu'en Chine, les civilisations anciennes ont attribué aux perles une valeur précieuse. Elles étaient considérées comme un emblème de beauté.

A l'époque, tout objet qui se distinguait par sa rareté et sa beauté était un produit qui émanait du divin. Les perles n'échappaient pas à ce cas de figure et étaient assorties de pouvoirs surnaturels et magiques.
Les anciens croyaient que les perles leurs permettaient d'entrer en communication avec les dieux, et elles symbolisaient le lien sacré établi avec ces divinités.
Un mythe indien considérait les perles comme des gouttes d'eau tombées du ciel. La mythologie grecque les comparait aux larmes de Dieu.

Le bénéfice de ce pouvoir était couramment étendu aux usages médicaux et superstitieux. C'était aussi un objet de parure qui englobait toute la majesté de la nature. Celui qui possédait ou portait des perles avait un objet qui contenait l'essence même de cette nature.

Depuis l'Antiquité, l'humanité a ressenti un irrésistible attrait pour les perles lequel n'a cessé de croître. Des légendes sur leurs origines et des mythes sur leurs attributs existaient dans toutes les régions du monde où s'est développée l'exploitation des perles.
Pour les grecques, les perles évoquaient le charme de la déesse de l'Amour. Ils associaient ces gemmes brillantes à Aphrodite, déesse de l'Amour et de la Beauté. De même pour les premiers Chrétiens, les perles étaient considérées comme le symbole de la naissance sacrée du Christ, symbole de pureté et de foi.

La popularité de ces mythes et légendes s'expliquerait par l'état insuffisamment avancé des connaissances scientifiques sur l'origine et la formation des perles.
Les chinois ont été les premiers à développer une pensée scientifique et à concevoir une approche assez précise sur cette question.

rang de perles

La formation des perles

Les connaissances relatives au développement de la production des perles étaient déjà répandues en Chine dès le Ve siècle.
En Occident, le botaniste Romain PLINE l'Ancien, dans son Historia Naturalis pensait que les perles trouvées dans les huîtres perlières étaient conçues à partir de l'humidité apportée par la rosée.
Ainsi, jusqu'au XVIe siècle, les européens admettaient l'idée que les perles se formaient à partir de gouttes d'eau de pluie solidifiées.
Au milieu du XVIe siècle, le naturaliste français Guillaume RONDELET suggérait que les perles étaient des kystes ou des excroissances qui se développaient en réaction à "l'intrusion d'une maladie" ou à une irritation interne des huîtres.
En 1578, Girolamo BENZONI pensait que les germes ou les parties les plus nobles des œufs des huîtres devenaient des perles.
Ainsi, entre le XVIe et le XVIIe siècle, deux théories s'affrontaient sur la formation des perles : celle de la "maladie provoquant une réaction immunologique" et celle de "la transmutation des œufs".

La théorie de la maladie causant une réaction immunologique a été la base de la connaissance scientifique sur le phénomène de la formation des perles.
Vers 1600, Anselmus De BOOT a émis l'hypothèse que la perle était non seulement issue d'une réaction maladive de l'huître perlière, mais aussi un produit formé de la même substance que celle du coquillage.

En 1710, René-Antoine FERCHAULT de REAUMUR confirmait la théorie d'Anselmus De BOOT. Il concluait que les perles étaient des morceaux de nacre que l'huître formait peu à peu, en sécrétant des couches concentriques autour d'un corps étranger lorsqu'elle subissait une irritation.

Plus tard, les scientifiques ont attaché une grande importance au nucleus, autour duquel se déposait des couches concentriques successives de nacre pour former une perle.
Au sujet de l'origine du nucleus, plusieurs théories se sont développées :

  • la "théorie du grain de sable" en 1671 par E. REDI, suite à la découverte d'un grain de sable au milieu de quelques perles ;
  • la "théorie des œufs" en 1673 par SANDIUS, qui affirmait que les œufs morts à l'intérieur des ovaires des huîtres pouvaient devenir les noyaux des perles ;
  • la "théorie parasitaire" soutenue par de nombreux naturalistes. Plusieurs experts, dont BAER (1830), Philippo de PHILIPPI (1856) et KÜCHENMEISTER (1856) observaient que les perles étaient formées autour d'un parasite. Ce parasite devenait un kyste et ce kyste devenait un objet de grande beauté et de grand lustre : "la perle". En 1859, KELAART et IMBERT, deux scientifiques, découvrirent des vers parasites dans des huîtres de Ceylan. Ils en déduisirent que la formation d'une perle entourant le parasite semblait protéger le corps mou du bivalve contre cette irritation.GARNER, en 1871, GIARD, Rafael DUBOIS et d'autres scientifiques français attribuaient la formation des perles autour d'un parasite. Ce parasite devenait le noyau de la future perle et il était recouvert d'une substance appelée conchyoline. La beauté de la perle, son éclat et son orient dépendaient du nombre et de l'épaisseur des couches concentriques qui l'entouraient. Les différents principes de la "théorie parasitaire" s'appuyaient sur le fait que la naissance d'une perle était provoquée par des facteurs externes et anormaux.

Une autre théorie apparût sur la formation du noyau, en 1858 : VON HESSLING a découvert que la conchyoline excédentaire dans la formation de la coquille étaient devenue un nucleus dans le manteau ou à l'intérieur du corps du mollusque.

WEBER pensait que la formation des perles était causée par une maladie de l'huître. Il a été rejoint dans cette hypothèse par des scientifiques tels que GRAND et l'australien SAVILLE-KENT.

RUBEL en 1911, après avoir écorcé des perles naturelles, avait observé dans leur centre une sorte de pulpe brune ou jaunâtre qui ressemblait à de la conchyoline.  En Europe, au début du XXème siècle, tous les naturalistes intéressés par la recherche sur la formation des perles étaient du même avis : la formation des perles résultait d'une irritation des membranes des huîtres provoquée par un objet ou un parasite.

Tous les principes développés par ces théories relatives à la formation des perles ont été déterminants dans l'innovation et la maîtrise des techniques du greffage et de l'insertion du "noyau" ouvrant la voie de la perliculture.
Deux découvertes ont été fondamentales pour la perliculture :

  • les couches extérieures des perles étaient composées de la même substance que la nacre des huîtres ;
  • il devait y avoir l'intervention d'un corps étranger à l'origine de la formation des perles.

Sur cette base, le naturaliste français Louis BOUTAN, contribua aux progrès scientifiques en découvrant le rôle du sac perlier dans la formation des perles.
A partir de ses expériences, il pût déterminer que la substance produite dans le sac perlier était identique à celle qui formait la perle fine et qu'elle ne se différenciait de la nacre du coquillage que par la disposition circulaire des couches de conchyoline.
Par la suite, il en a déduit que la perle était la conséquence d'une "production pathologique" occasionnée par l'entrée d'un parasite ou d'un corps irritant, mais qu'elle résultait systématiquement d'une sécrétion de l'épithélium externe du manteau, comme la formation de la nacre et des demi-perles.
L'origine de la perliculture
Grâce à l'évolution de la connaissance sur les huîtres perlières, l'homme a réalisé que la pèche des perles pouvait menacer une espèce animale fragile qui se régénère difficilement. La pêche intensive a mis en évidence le risque d'anéantir les espèces d'huîtres perlières productrices d'un bijou rare et merveilleux d'origine animale, par l'appauvrissement des bancs naturels.
Cette prise de conscience a eu deux conséquences :

  • l'interdiction de la pêche des huîtres perlières dans plusieurs pays afin d'éviter leur extinction ;
  • la régénération des bancs naturels d'huîtres perlières par la mise au point de techniques d'aquacultures.

Les premières mesures ont été prises au Japon, en 1888 par KOCHIKI MIKIMOTO, mais aussi en Basse Californie du Sud, au Mexique  en 1903 par Gaston J. VIVES, ainsi qu'en Australie à partir de 1898 par le naturaliste William SAVILLE-KENT.

L'importance des mesures prises pour éviter l'appauvrissement des bancs naturels d'huîtres perlières est à l'origine de l'aquaculture  fondement de la perliculture.

Bien que KOCHIKI MIKIMOTO fût un pionnier dans la culture des perles, l'inventeur de la première perle sphérique libre cultivée fût, en fait, un autre japonais TATSUHEI  MISE en 1904.

NISHIKAWA, chercheur japonais, consacra sa vie à la culture des perles. Il découvrit que les cellules du sac perlier, lorsqu'elles étaient introduites dans une huître, secrétaient un fluide qui devenait une perle.
Il s'associa en 1907 avec un autre chercheur  japonais MISE et ils perfectionnèrent la méthode du greffage et de l'implantation du noyau dans les huîtres perlières.
Ils sont reconnus comme les inventeurs de la culture des perles sphériques et la méthode actuellement employée porte leur nom : la méthode MISE-NISHIKAWA.

Fin 1920, la perliculture en était encore à une étape expérimentale. C'est par l'expansion des méthodes de greffage et d'implantation des nucleus, vers les années 30, que la perliculture pris son essor au Japon sous la direction de MIKIMOTO.

Cette famille détenait 114 fermes en 1926. En 1940, elle en possédait 360 et elles produisaient plus de 10 millions de perles par an.
Après la deuxième guerre mondiale, le nombre de fermes japonaises s'élevait à 3 800 et produisaient 80 tonnes de perles pour atteindre une production maximale de 100 tonnes en 1965.

En 1975, la perliculture entra alors dans un période de crise avec une chute de la production à 30 tonnes.
A partir de 1985, la production s'est développée à une échelle mondiale par la mise sur le marché des perles des Mers du Sud. Pour autant, le Japon demeure le pays leader au monde dans le domaine de la perliculture et du commerce des perles.

Genèse des perles fines

Les perles naturelles se forment à l'intérieur de mollusques marins bivalves de type huître, de mollusques d'eau douce et très rarement de gastéropodes. Le Strombus gigas, coquillage d'eau de mer connu aux caraïbes sous le nom de "lambis" secrète une perle dite perle de conque ou perle rose ou pink-pearl qui rappelle l'éclat soyeux de la porcelaine.

Dans l'antiquité, les perles étaient pêchées dans le Golfe Persique et dans la Mer Rouge, d'où l'appellation de Perle d'Orient qui perdure pour les perles de mers naturelles, quelle que soit leur origine.

Le Golfe de MANNAR, entre l'Inde et le Sri Lanka possède aussi des bancs perliers. D'autres lieux de pêche d'importance commerciale, se trouvent le long des côtes d'Amérique Centrale et d'Australie du Nord.

La pêche traditionnelle des huîtres s'effectue par plongée. Certains plongeurs pouvaient plonger en apnée, jusqu'à  25 mètres. Une huître sur trente ou quarante contient une perle.

Les perles naturelles proviennent de la réaction de ces mollusques à des corps étrangers qui ont pénétré entre la coquille et le manteau, parfois même à l'intérieur du manteau.

C'est la peau externe de ce manteau : l'épithélium externe, qui façonne la coquille de l'huître en sécrétant de la nacre. Cet épithélium est également capable d'englober dans cette zone tout corps étranger pour former une inclusion à l'origine de la formation de la perle.

  • Lorsque l'inclusion est en contact avec la couche nacrée de la coquille, la perle se développe alors comme une verrue sur la face interne de cette coquille. Dans ce cas, sa forme est  demi-sphérique dite forme "blister" en anglais signifiant ampoule ou ampoule de nacre. Pour la récolter, il faut la détacher de l'huître.
  • Lorsque l'épithélium externe est entraîné dans le tissu conjonctif par le corps étranger, l'épithélium enveloppe très vite ce dernier par prolifération des cellules accompagnées de sécrétion de nacre. Cellules et nacre dans leur action isolante forment le sac perlier, embryon de la future perle ronde.

A noter également les possibles mais rares formations de perles sans l'intervention d'un corps étranger. Il suffit qu'un fragment d'épithélium de l'huître se loge dans le tissu conjonctif du manteau.

Développement des perles de culture

La demande croissante pour les perles a tout naturellement conduit l'homme à en produire en grande quantité, d'où le concept de la perliculture.

Les perles de cultures ne sont pas une imitation des perles fines.

Elles sont constituées de cette même matière précieuse qu'est la nacre et sont produites par les mêmes mollusques. Cependant, leur formation est artificiellement provoquée par l'intervention de l'homme.

La culture intensive des huîtres perlières a permis le développement de la perliculture. Pour autant, quelques espèces d'huîtres perlières ne peuvent être cultivées et sont alors pêchées.

De nos jours, les perles de culture représentent 90% du marché mondial des perles.

Principe de la culture

L'homme force les huîtres perlières à produire des perles en introduisant lui-même un corps étranger dans le tissu conjonctif du manteau des huîtres. L'insertion du "noyau " est une opération très délicate réalisée par les mains habiles d'experts-greffeurs.

Ces noyaux ou nucleus sont constitués par des sphérules de nacre polies, prélevées dans des coquilles d'huîtres d'eau douce d'Amérique du Nord. Ces sphérules sont enveloppées d'un morceau d'épithélium provenant d'un manteau d'une autre huître perlière.

Une fois inséré à l'intérieur de l'huître productrice perlière, ce noyau agit à la fois comme stimulant et comme sac perlier dans lequel sera sécrété la conchyoline.

L'élément essentiel dans la formation d'une perle est l'épithélium de l'huître perlière et non le corps étranger introduit. On pourrait se passer du corps étranger mais la culture des perles prendrait alors trop de temps et ne pourrait être exploitée commercialement. L'introduction du noyau abrège le temps de travail de l'huître.

Il suffit qu'une seule couche recouvre le noyau inséré pour qu'aussitôt, la perle prenne son orient caractéristique.

Conditions de culture des perles d'eau de mer

Les huîtres perlières d'eau de mer greffées sont placées à l'intérieur de claies ou paniers, suspendus à des radeaux en bambou ou à des cordes tendues entre deux bouées.
Ces cages sont plongées dans des baies marines appelées "fermes", entre deux et six mètres de profondeur.

La température, la salinité et le taux d'oxygène de l'eau jouent un grand rôle dans le développement des mollusques qui y séjournent trois à quatre années (ils ont alors sécrété une couche de nacre de 0,8 à 1,2 mm  d'épaisseur autour du noyau).

Les huîtres doivent être nettoyées plusieurs fois par an pour éviter l'envahissement des polypes, poissons, crabes et divers parasites, qui peuvent décimer la culture en privant les huîtres d'oxygène nécessaire à leur croissance.

Les périodes favorables à la récolte des perles sont les mois d'hiver lorsque la sécrétion de la nacre est interrompue : les perles ont alors un éclat particulièrement beau.
Elles sont retirées des huîtres, lavées, séchées et triées selon leur forme, leur dimension, leur couleur et leur qualité.

La sécrétion perlière cesse au bout de la septième année.

Conditions de culture des perles d'eau douce

Au Japon, la culture des perles d'eau douce existe depuis les années 50 au nord de Kyoto dans le lac Biwa.
Dans les huîtres perlières cultivées en eau douce (dont Hyriopsis schlegeli), on introduit des morceaux d'épithélium carrés, la plupart du temps sans noyau.

La taille exceptionnelle de ces mollusques (20 cm x11 cm) permet à l'homme de réaliser, pour chaque greffe, jusqu'à 10 insertions dans chaque moitié de l'huître.

Chaque insertion donne naissance à un sac perlier au bout d'un an ou deux.
Les perles produites ont un diamètre de 6 à 8 mm, mais sont rarement rondes.
Elles sont retirées des huîtres, puis enveloppées d'un nouvel épithélium. Elles sont alors réintroduites, en tant que noyau, dans une autre huître de la même espèce, afin que la régularité de leur forme soit améliorée.

La durée de vie d'une huître perlière d'eau douce est de 13 ans. Mais une fois greffée, elle ne produit de la nacre que pendant 3 ans.
Les perles d'eau douce sont cultivées entre 1 et 2 mètres de profondeur.

La production des perles d'eau douce peut atteindre un rendement de 60 %, notamment en raison d'un moins grand nombre de prédateurs et de parasites.

La Chine est actuellement le leader mondial de la production des perles d'eau douce. Elles sont produites par des moules perlières élevées dans des lacs ou des étangs. C'est le cas au centre d'aquaculture du District de Qingpu (Shanghaï).

Trois principales espèces de moules perlières sont cultivées :

  • Cristaria plicata
  • Hyriopsis cumingii
  • Anodonta woodiana

Une fois greffées elles sont à nouveau immergées pendant deux années, suspendues individuellement à un fil vertical
La qualité des perles ainsi produite est très variable.

Perles-exploitation des huitres

Régions perlières

Les régions perlières ont une caractéristique commune : elles se situent toutes dans les régions tropicales et sub-tropicales ou elles bénéficient de conditions climatiques favorables durant la majeure partie de l'année.

On recense actuellement 11 régions perlières :

  • le golfe Persique
  • le golfe de Mannar
  • la Mer Rouge
  • les côtes et les îles de l'Asie du Sud-Est et de l'Inde
  • les côtes au Nord et au Nord-Ouest de l'Australie
  • les archipels du Pacifique Sud et Central (Polynésie Française, Iles Fidji, les Îles Cook et les Philippines)
  • les côtes et îles de l'Afrique Orientale
  • les côtes méridionales de la Chine et du Japon
  • les côtes et les îles du Venezuela et les Caraïbes
  • les côtes et les îles du Panama
  • les côtes et les îles de Californie.

Huitres perlieres

Huîtres perlières d'eau de mer

Les huîtres perlières se classent commercialement en deux catégories :

  • celles qui étaient péchées exclusivement pour leurs perles
  • celles qui l'étaient pour la valeur de la nacre de leur coquille

Repartition geographique_des perles

Couleurs et propriétés

Les perles sont constituées de nacre. La nacre est en grande partie constituée de carbonate de chaux sous forme d'aragonite et d'une substance organique cornée appelée Conchyoline qui consolide, autour d'un noyau, les microcristaux déposés en couches concentriques.

Bien que le indice de dureté ne soit que de 3 ou 4 (sur l'échelle de MOHS qui en compte 10), les perles sont solides et ne se brisent que difficilement.

La grosseur d'une perle varie entre la taille d'une tête d'épingle et celle d'un œuf de pigeon.
L'une des plus grosses perles trouvée à ce jour pèse 450 carats et se trouve au musée géologique de South-Kensington (à Londres).

L'éclat typique de la perle appelé "orient" dépend de la disposition en écaille des lamelles d'aragonite et des pellicules de conchyoline en surface. Cette disposition est également responsable des phénomènes lumineux qui donnent à la perle son aspect iridescent.

La couleur des perles est due à la coloration des couches externes de conchyoline et elle dépend de l'espèce d'huîtres qui les produit et des eaux où elles se développent.

La durée de vie d'une perle ne peut être garantie mais elle est évaluée entre 100 et 150 ans.

La nature organique de la conchyoline peut provoquer une dégradation de l'état de la perle dans le temps.
Un entretien soigneux peut aider à leur conservation.
La sècheresse ou l'humidité excessive sont nuisibles à la perle. Les acides, les parfums, les laques pour cheveux, les fards à paupières et la transpiration de la peau lui sont néfastes.

Critères de qualification et de valorisation des perles

La valeur d'une perle ou d'un bijou en perles montées dépend de la combinaison de plusieurs critères de classification des perles.

Le Diamètre

Les perles sont classées en fonction de leur taille exprimée en millimètre.
Leurs dimensions varient de 2 mm à 21 mm selon leurs origines.

Le Poids
L'unité de poids, "le grain", a longtemps été utilisée en Europe. Elle équivalait à un 1/20e de gramme ou 0,25 carat.  De nos jours, le poids d'une perle s'exprime en carats.

La Forme
Les perles sont systématiquement classées selon leurs formes :

  • Ronde,
  • Semi-ronde,
  • Poire, goutte
  • Semi-baroque :
  • Baroque
  • Cerclée

La Couleur

Dans les perles de culture la couleur est naturelle. C'est la couleur dominante. L'intensité et la saturation des couleurs sont prises en compte dans la détermination de la valeur d'une perle.

L'Orient

C'est la luminosité produite par les reflets de la diffraction de la lumière sur les cristaux d'aragonite.
Il révèle une impression de profondeur dans un milieu de tonalité chaude.

La Surface

La surface des perles est rarement sans imperfections. Les perles portent sur leur surface des signes de croissance qui sont souvent des excroissances ou des creux.

Le Lustre

C'est l'aspect brillant que les perles possèdent naturellement. Il est caractérisé par la réflexion de la lumière à la surface de la perle.
Le lustre confère à la perle une sensation de velouté et d'irisation.
Il existe 5 grades : excellent, très brillant, brillant, moyen et terne.

Qualification valorisation des perles

Entretien des perles

Les perles sont produites par un organisme vivant. Elles sont tendres et elles résistent mal à la chaleur ainsi qu'aux produits chimiques.

Les conseils de nettoyage

Il est conseillé de tremper de temps à autres les perles dans une solution d'eau de mer ou à défaut d'eau douce, légèrement salée.
Les perles peuvent être nettoyées à l'aide d'un chiffon doux (peau de chamois) et légèrement humide. Cela permet d'éviter l'accumulation de saletés et d'ôter les traces de transpiration légèrement acides.
Ce chiffon peut éventuellement être imbibé d'huile d'olive qui contribue naturellement à conserver le lustre et éviter tout desséchement des perles.

Les gestes à éviter

Les perles ne doivent jamais être conservées dans du coton ou de la laine car la chaleur accentue le risque de dessèchement ce qui peut entraîner une altération de la couleur.

Pour ne pas rayer les perles, il faut éviter :

  • de les mettre  en contact direct avec d'autres bijoux ;
  • d'utiliser des brosses à dents ou autre objet abrasif lors de leur nettoyage.

Pour ne pas détériorer le lustre et la couleur de la nacre, il faut éviter :

  • de mettre les perles en contact avec des produits de nettoyage détergents (eau de javel, savons…), des solutions acides comme la laque pour cheveux, les parfums, le vinaigre, le jus de citron ou la tomate ;
  • de nettoyer les perles à la vapeur.


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