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Historique, Etymologie sur la formation des perles

Les mythes et les superstitions

Dans le Golfe Persique, le Golfe de Mannar (sur la côte-est de l’Inde) ainsi qu’en Chine, les civilisations anciennes ont attribué aux perles une valeur précieuse. Elles étaient considérées comme un emblème de beauté.

A l’époque, tout objet qui se distinguait par sa rareté et sa beauté était un produit qui émanait du divin. Les perles n’échappaient pas à ce cas de figure et étaient assorties de pouvoirs surnaturels et magiques.
Les anciens croyaient que les perles leurs permettaient d’entrer en communication avec les dieux, et elles symbolisaient le lien sacré établi avec ces divinités.
Un mythe indien considérait les perles comme des gouttes d’eau tombées du ciel. La mythologie grecque les comparait aux larmes de Dieu.

Le bénéfice de ce pouvoir était couramment étendu aux usages médicaux et superstitieux. C’était aussi un objet de parure qui englobait toute la majesté de la nature. Celui qui possédait ou portait des perles avait un objet qui contenait l’essence même de cette nature.

Depuis l’Antiquité, l’humanité a ressenti un irrésistible attrait pour les perles lequel n’a cessé de croître. Des légendes sur leurs origines et des mythes sur leurs attributs existaient dans toutes les régions du monde où s’est développée l’exploitation des perles.
Pour les grecques, les perles évoquaient le charme de la déesse de l’Amour. Ils associaient ces gemmes brillantes à Aphrodite, déesse de l’Amour et de la Beauté. De même pour les premiers Chrétiens, les perles étaient considérées comme le symbole de la naissance sacrée du Christ, symbole de pureté et de foi.

La popularité de ces mythes et légendes s’expliquerait par l’état insuffisamment avancé des connaissances scientifiques sur l’origine et la formation des perles.
Les chinois ont été les premiers à développer une pensée scientifique et à concevoir une approche assez précise sur cette question.

rangs perles

La formation des perles

Les connaissances relatives au développement de la production des perles étaient déjà répandues en Chine dès le Ve siècle.
En Occident, le botaniste Romain PLINE l’Ancien, dans son Historia Naturalispensait que les perles trouvées dans les huîtres perlières étaient conçues à partir de l’humidité apportée par la rosée.
Ainsi, jusqu’au XVIe siècle, les européens admettaient l’idée que les perles se formaient à partir de gouttes d’eau de pluie solidifiées.
Au milieu du XVIe siècle, le naturaliste français Guillaume RONDELET suggérait que les perles étaient des kystes ou des excroissances qui se développaient en réaction à « l’intrusion d’une maladie » ou à une irritation interne des huîtres.
En 1578, Girolamo BENZONI pensait que les germes ou les parties les plus nobles des œufs des huîtres devenaient des perles.
Ainsi, entre le XVIe et le XVIIe siècle, deux théories s’affrontaient sur la formation des perles : celle de la « maladie provoquant une réaction immunologique » et celle de « la transmutation des œufs ».

La théorie de la maladie causant une réaction immunologique a été la base de la connaissance scientifique sur le phénomène de la formation des perles.
Vers 1600, Anselmus De BOOT a émis l’hypothèse que la perle était non seulement issue d’une réaction maladive de l’huître perlière, mais aussi un produit formé de la même substance que celle du coquillage.

En 1710, René-Antoine FERCHAULT de REAUMUR confirmait la théorie d’Anselmus De BOOT. Il concluait que les perles étaient des morceaux de nacre que l’huître formait peu à peu, en sécrétant des couches concentriques autour d’un corps étranger lorsqu’elle subissait une irritation.

Plus tard, les scientifiques ont attaché une grande importance au nucleus, autour duquel se déposait des couches concentriques successives de nacre pour former une perle.
Au sujet de l’origine du nucleus, plusieurs théories se sont développées :

la « théorie du grain de sable » en 1671 par E. REDI, suite à la découverte d’un grain de sable au milieu de quelques perles ;
la « théorie des œufs » en 1673 par SANDIUS, qui affirmait que les œufs morts à l’intérieur des ovaires des huîtres pouvaient devenir les noyaux des perles ;
la « théorie parasitaire » soutenue par de nombreux naturalistes. Plusieurs experts, dont BAER (1830), Philippo de PHILIPPI (1856) et KÜCHENMEISTER (1856) observaient que les perles étaient formées autour d’un parasite. Ce parasite devenait un kyste et ce kyste devenait un objet de grande beauté et de grand lustre : « la perle ». En 1859, KELAART et IMBERT, deux scientifiques, découvrirent des vers parasites dans des huîtres de Ceylan. Ils en déduisirent que la formation d’une perle entourant le parasite semblait protéger le corps mou du bivalve contre cette irritation.GARNER, en 1871, GIARD, Rafael DUBOIS et d’autres scientifiques français attribuaient la formation des perles autour d’un parasite. Ce parasite devenait le noyau de la future perle et il était recouvert d’une substance appelée conchyoline. La beauté de la perle, son éclat et son orient dépendaient du nombre et de l’épaisseur des couches concentriques qui l’entouraient. Les différents principes de la « théorie parasitaire » s’appuyaient sur le fait que la naissance d’une perle était provoquée par des facteurs externes et anormaux.
Une autre théorie apparût sur la formation du noyau, en 1858 : VON HESSLING a découvert que la conchyoline excédentaire dans la formation de la coquille étaient devenue un nucleus dans le manteau ou à l’intérieur du corps du mollusque.

WEBER pensait que la formation des perles était causée par une maladie de l’huître. Il a été rejoint dans cette hypothèse par des scientifiques tels que GRAND et l’australien SAVILLE-KENT.

RUBEL en 1911, après avoir écorcé des perles naturelles, avait observé dans leur centre une sorte de pulpe brune ou jaunâtre qui ressemblait à de la conchyoline.  En Europe, au début du XXème siècle, tous les naturalistes intéressés par la recherche sur la formation des perles étaient du même avis : la formation des perles résultait d’une irritation des membranes des huîtres provoquée par un objet ou un parasite.

Tous les principes développés par ces théories relatives à la formation des perles ont été déterminants dans l’innovation et la maîtrise des techniques du greffage et de l’insertion du « noyau » ouvrant la voie de la perliculture.
Deux découvertes ont été fondamentales pour la perliculture :

les couches extérieures des perles étaient composées de la même substance que la nacre des huîtres ;
il devait y avoir l’intervention d’un corps étranger à l’origine de la formation des perles.
Sur cette base, le naturaliste français Louis BOUTAN, contribua aux progrès scientifiques en découvrant le rôle du sac perlier dans la formation des perles.
A partir de ses expériences, il pût déterminer que la substance produite dans le sac perlier était identique à celle qui formait la perle fine et qu’elle ne se différenciait de la nacre du coquillage que par la disposition circulaire des couches de conchyoline.
Par la suite, il en a déduit que la perle était la conséquence d’une « production pathologique » occasionnée par l’entrée d’un parasite ou d’un corps irritant, mais qu’elle résultait systématiquement d’une sécrétion de l’épithélium externe du manteau, comme la formation de la nacre et des demi-perles.

L’origine de la perliculture

Grâce à l’évolution de la connaissance sur les huîtres perlières, l’homme a réalisé que la pèche des perles pouvait menacer une espèce animale fragile qui se régénère difficilement. La pêche intensive a mis en évidence le risque d’anéantir les espèces d’huîtres perlières productrices d’un bijou rare et merveilleux d’origine animale, par l’appauvrissement des bancs naturels.
Cette prise de conscience a eu deux conséquences :
l’interdiction de la pêche des huîtres perlières dans plusieurs pays afin d’éviter leur extinction ;
la régénération des bancs naturels d’huîtres perlières par la mise au point de techniques d’aquacultures.
Les premières mesures ont été prises au Japon, en 1888 par KOCHIKI MIKIMOTO, mais aussi en Basse Californie du Sud, au Mexique  en 1903 par Gaston J. VIVES, ainsi qu’en Australie à partir de 1898 par le naturaliste William SAVILLE-KENT.

L’importance des mesures prises pour éviter l’appauvrissement des bancs naturels d’huîtres perlières est à l’origine de l’aquaculture  fondement de la perliculture.

Bien que KOCHIKI MIKIMOTO fût un pionnier dans la culture des perles, l’inventeur de la première perle sphérique libre cultivée fût, en fait, un autre japonais TATSUHEI  MISE en 1904.

NISHIKAWA, chercheur japonais, consacra sa vie à la culture des perles. Il découvrit que les cellules du sac perlier, lorsqu’elles étaient introduites dans une huître, secrétaient un fluide qui devenait une perle.
Il s’associa en 1907 avec un autre chercheur  japonais MISE et ils perfectionnèrent la méthode du greffage et de l’implantation du noyau dans les huîtres perlières.
Ils sont reconnus comme les inventeurs de la culture des perles sphériques et la méthode actuellement employée porte leur nom : la méthode MISE-NISHIKAWA.

Fin 1920, la perliculture en était encore à une étape expérimentale. C’est par l’expansion des méthodes de greffage et d’implantation des nucleus, vers les années 30, que la perliculture pris son essor au Japon sous la direction de MIKIMOTO.

Cette famille détenait 114 fermes en 1926. En 1940, elle en possédait 360 et elles produisaient plus de 10 millions de perles par an.
Après la deuxième guerre mondiale, le nombre de fermes japonaises s’élevait à 3 800 et produisaient 80 tonnes de perles pour atteindre une production maximale de 100 tonnes en 1965.

En 1975, la perliculture entra alors dans un période de crise avec une chute de la production à 30 tonnes.
A partir de 1985, la production s’est développée à une échelle mondiale par la mise sur le marché des perles des Mers du Sud. Pour autant, le Japon demeure le pays leader au monde dans le domaine de la perliculture et du commerce des perles.

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