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LES DIFFÉRENTES ÉTAPES DANS LA TAILLE DU DIAMANT.

De nos jours, le travail du diamant comprend quatre phases successives : le « clivage », le « sciage », le « brutage », le « facettage et le polissage », et seul un diamant peut tailler un autre diamant.

Jusqu’à la fin du 20ème siècle, les diamants importants étaient fragmentés par clivage à l’aide d’une lame insérée dans le diamant brut et sur laquelle le diamantaire frappait un coup sec. Cette technique était couramment utilisée mais parfois la pierre se brisait en plusieurs morceaux faute de n’avoir pas pu détecter les tensions internes et les fissures cachées. Ensuite, la technique du sciage s’est imposée pour obtenir un meilleur rendement, et une diminution des risques de cassures sur les pierres que l’on ne pouvait pas cliver.

Je vais détailler le procédé utilisé par le diamantaire pour exploiter au maximum une pierre brute afin d’obtenir un diamant taillé pour la joaillerie. Le diamant est une matière noble, rare, précieuse et chère et le cliveur doit tenir compte d’un certain nombre de critères afin de rentabiliser son investissement et obtenir dans la mesure du possible des diamants taillés de grande qualité.

A partir d’une pierre brute, l’artisan doit en priorité obtenir après clivage, la plus grande pierre possible et avec des proportions idéales un beau brillant. De la partie restante, il peut en sortir une pierre de forme fantaisie, un brillant ou encore des brillants plus petits de tailles différentes. Il doit donc essayer de conserver le maximum de poids (carat) de ce diamant brut et éliminer le minimum de matière.

La première étape est le clivage. 

Le diamantaire doit posséder la connaissance qui lui permettra d’exploiter au maximum les possibilités du diamant qu’il doit tailler. Il doit être au fait de son savoir sur la cristallisation et les défauts du diamant, faute de quoi il ne pourra pas cliver parfaitement la pierre brute. Il doit tenir compte des inclusions à éliminer et suivre le « fil » (comme pour le bois) sans être interrompu par un nœud appelé « naat », au risque de voir son diamant brut se briser en plusieurs fragments impropres à la taille. Le « naat » est un accident dans la cristallisation interne du diamant ; il est comparable à un nœud dans le bois. Le cliveur doit en outre éliminer les défauts présents dans le brut, notamment, « les points noirs », les inclusions plus ou moins importantes qui auront un impact négatif sur la valeur du futur diamant taillé. Il doit enfin retirer les parties du brut impropres à la taille ou qui excèdent la forme voulue par le cliveur. Voilà tous les défis que le professionnel doit relever pour obtenir le meilleur rendement de ce brut.

Lors de cette étude, qui peut parfois durer plusieurs mois pour les pierres brutes de grandes valeurs, et si un doute persiste au sujet de l’emplacement d’un « givre ou d’une glace », le cliveur peut parfois demander à ce qu’un polisseur taille une facette sur un coté, afin de lui permettre de repérer l’emplacement exact où se situe ce défaut. Lorsque tous ces paramètres sont pris en compte, le cliveur peut enfin procéder au marquage du brut avec de l’encre de chine, précisément à l’emplacement du plan de clivage défini où l’entaille sera creusée.

 A l’aide d’un diamant aux arêtes vives (scherp) fixé sur un bâton, il obtient par frottement une entaille en forme de « V » nécessaire pour insérer la lame de clivage qui ne devra pas toucher le fond du diamant brut mais seulement les bords. Afin d’obtenir une entaille en « V » les « scherps » fixés sur leurs supports préparés à l’avance sont souvent remplacés. Après avoir inséré la lame en acier dans cette entaille, le cliveur porte un coup sec à l’aide d’un marteau en bois ou en fer, et de cette façon, il sépare parfaitement en deux morceaux le diamant brut. Si la lame de clivage est trop aiguisée et quelle touche le fond de l’entaille (et non plus les bords), le clivage n’est plus assuré au moment où le coup est porté ; au contraire, cela brise le brut en plusieurs fragments. La conséquence est qu’il sera difficile de cliver de nouveau ces fragments et d’obtenir des diamants appropriés pour la taille.

Le travail du cliveur comporte beaucoup de difficultés techniques à résoudre et il assume de grandes responsabilités car de lui dépend le bon rendement d’un diamant brut. Il est pratiquement impossible de prédire à l’avance une rentabilité exacte ou d’évaluer les pertes dans un lot de diamants bruts à cliver. Le cliveur peut obtenir une ou plusieurs belles pierres. Cependant, par manque d’expérience, il pourrait être confronté à un échec total suite à une étude incomplète et une mauvaise appréciation des risques. Il en résulterait des pertes imprévues après le clivage telles qu’une abondance de débris réutilisables et de déchets impropres à la taille de diamants :

  • les parties plates ou minces sont retravaillées pour servir de « scherp »,
  • les fragments plus épais sont taillés et deviennent des diamants taille rose,
  • les déchets sont récupérés pour en faire de la poudre à diamant utilisée pour le sciage ainsi que le polissage des diamants taillés.

De nos jours, l’utilisation du rayon laser dans les grandes sociétés diamantifères permet  la réalisation d’entailles parfaites pour obtenir le clivage du brut avec des résultats plus précis. L’emploi de la technique du laser dans l’industrie du diamant fera l’objet d’un prochain article sur les méthodes modernes de la taille du diamant.

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